La saga Phobos – Victor Dixen

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Et écrivez la plus belle histoire d’amour de tous les temps : la vôtre ! »

Bonjour à tous,

Cette semaine, je reviens avec mon avis sur la saga Phobos de Victor Dixen publié chez Robert Laffont dans la collection R. Si vous avez lu mon update lecture du mois de mars (si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez le lire juste ici), vous savez que j’ai terminé les tomes 2 et 3 et le préquel Origines (que je vous conseille quand même de lire après avoir lu les 3 premiers tomes, mais juste une question de goût).

Cette saga a pris une place très importante dans mon cœur, et fait partie de mes sagas préférées aux côtés d’Endgame, que je vous présenterai plus tard dans un autre article. Sinon à part ces deux-là, je n’ai encore jamais rencontré d’autres sagas coup de cœur, puisque en général j’adorais le premier tome mais j’ai toujours été déçue par les suivants. C’est notamment ce qui s’est produit avec La 5ème Vague de Rick Yancey – saga en laquelle j’avais placé beaucoup d’espoirs –.

Phobos, c’est quoi ?

Phobos, c’est l’histoire de 12 adolescents – 6 filles et 6 garçons – sélectionnées par le programme Genesis pour coloniser et repeupler la planète Mars. Pendant les longs mois de voyage jusqu’à cette planète, les prétendants devront se rencontrer lors de séances de speed-dating de 6 minutes à l’issue desquelles ils devront établir leur Liste de cœur, c’est à dire qu’ils devront classer les prétendants pour les filles et les prétendantes pour les garçons selon leur ordre de préférence. Tout cela bien sûr filmé 24h/24 et diffusé en direct sur la chaîne Genesis. À la fin du voyage, ils devront se marier et avoir beaucoup d’enfants, un peu comme le « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Sauf que, tout ne se passera pas tout à fait comme prévu, et ben oui sinon ça ne serait pas drôle ! On a droit à plein de rebondissements tout au long du livre

Qu’est-ce que j’aime dans cette saga ?

J’ai beaucoup aimé comment s’enchaînait l’histoire, et bien sûr de passer d’un point de vue à un autre, parce que le livre est conçu comme un scénario de film (à l’image de la transmission sur les écrans de ce qui se passe dans l’espace via la chaîne Genesis ; les médias sont ici omniprésents, comme ce qu’il se passe dans notre monde actuel), avec les contre-champs hors-champs etc. D’ailleurs, si une adaptation est prévue dans le futur, j’en serai ravie !

À aucun moment je me suis ennuyée, bien au contraire. J’ai tellement aimé cette histoire que dès qu’un tome se terminait, il me fallait commencer le suivant. Je pense que c’est la première fois que je lis tous les tomes d’affilée, car d’habitude j’aime bien alterner avec d’autres livres.

Les « méchants » : que serait une histoire comme celle-ci si il n’y en avait pas ? Je les ai trouvé géniaux. À la fois je ne pouvais m’empêcher de les détester, et à la fois j’ai trouvé qu’ils étaient brillants (notamment l’un d’entre eux, à vous de le découvrir), à toujours faire des retournements de situation et à nous emmener là où on n’aurait jamais imaginé aller. L’aspect manipulation est très très bien amené à mon goût, et on peut le rapporter à ce qui peut parfois se faire de nos jours par l’intermédiaire de personnalités (ou pas d’ailleurs) qui feraient tout pour gagner toujours plus en argent et en popularité.

Ensuite, l’univers réaliste du roman. En effet, l’histoire pourrait tout à fait se dérouler dans un futur proche (une trentaine d’années grand max) et on est pas dans une histoire qui se passerait dans 2 ou 3 millénaires !

Enfin, les personnages. Certains sont plus attachants que d’autres, et il y en a quelque uns dont on a juste envie d’arracher la tête (je pense notamment à Alexeï, je sais pas, ça l’a pas fait avec lui). Du côté des garçons, j’ai énormément aimé le personnage de Mozart, surtout dans Origines. Il est vrai que son petit côté séducteur ne m’a pas laissé indifférente à certains moments, même si j’ai trouvé qu’il ne ressortait pas trop dans les 3 tomes principaux. Du côté des filles étonnamment, j’ai préféré le personnage de Safia, qui est une fille très douce et qui peut se présenter comme quelqu’un de très mature. Je pense que si je l’ai aimé autant, c’est parce que je me suis pas mal identifié à sa personnalité, ayant à peu près la même.

Et les points négatifs dans tout ça ?

J’ai trouvé que le passé de certains personnages ne ressortaient pas assez dans la série principale (hors préquel), mais c’est sûrement un choix de l’auteur au vu du « nouveau départ » que leur promet le voyage sur Mars. Après c’est juste un avis personnel.

Sinon, si je vous dis qu’il n’y a pas assez de tomes, ça compte ? Non, parce que j’ai essayé de trouver d’autres points négatifs, mais je n’ai malheureusement pas réussi. Après ça ne veut pas dire qu’il n’y en a peut-être pas, mais en tout cas pour ma part, cette saga correspond tout à fait à mes attentes en termes de science-fiction.

Pour résumer

Je vous conseille cette saga à 1000% si vous aimez les romans de science-fiction. La plume de l’auteur est très fluide, et on est happé dans cet univers un peu particulier car je ne connais pas beaucoup de romans/saga sur l’espace.

Note : ★★★★Un gros coup de cœur.


Citations :

« On a tous un passé, des souvenirs. Une face cachée. »

« Vous voulez savoir pourquoi l’espace me fait peur ? Parce que, au fond, malgré nos télescopes surpuissants et nos sondes spatiales high-tech, on n’a aucune idée de ce qui s’y cache réellement. »

« Marcus laisse échapper un demi-sourire : « Une colombe, mec, dit-il. Ghost est une colombe, pas une perruche. » »

« Rien n’est éternel. Les noms et les dates finissent par disparaître dans l’oubli. »

« Je me relève lentement.
Je finis toujours par me relever.
Chaque fois que je tombe.
Chaque fois qu’on me blesse.
Chaque fois que la Salamandre est sur le point d’avoir ma peau. »

« Au fond, tu es comme Phobos. Tu sais pourquoi son orbite est considérée comme idéale ? Parce qu’elle est assez proche de Mars pour permettre d’en voir la surface en détail avant le largage, et trop éloignée pour que la gravité martienne empêche le Cupido de repartir après nous avoir éjectés. Comme toi : assez proche pour me rendre fou, trop éloignée pour que je te retienne. »

« Même dans les situations les plus difficiles, il reste toujours un espoir, même dans les mines les plus asséchées, il reste toujours une pépite. »

« Tu es une étoile, éonor, une géante rouge ; mais moi, je suis un trou noir, et les trous noirs dévorent les étoiles qui s’approchent trop près d’eux. Je risque d’engloutir ta lumière dans ma nuit. »

« Le Yin est noir, le Yang est blanc, explique-t-il en détaillant le croquis. Le Yin et le yang sont aussi différents que la nuit et le jour, le vide et plein, le froid et le chaud…le mal et le bien. Pourtant, regardez : il y a un point blanc dans la partie noire, et un point noir dans la partie blanche. Parce que rien n’est jamais tout noir, ni tout blanc. Parce que personne n’est jamais entièrement mauvais, ni entièrement bon. »


Où trouver ces romans ?

Tome 1 : [Amazon][Fnac]

Tome 2 : [Amazon][Fnac]

Tome 3 : [Amazon][Fnac]

Origines : [Amazon][Fnac]

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