The loneliest girl in the universe – Lauren James

The loneliest girl in the universe – Lauren James

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du livre The loneliest girl in the universe de Lauren James.

De quoi ça parle ?
Romy Silvers is the only surviving crew-member of a spaceship travelling to a new planet, on a mission to establish a second home for humanity amongst the stars. Alone in space, she is the loneliest girl in the universe until she hears about a new ship which has launched from Earth – with a single passenger on board. A boy called J.

Their only communication with each other is via email – and due to the distance between them, their messages take months to transmit across space. And yet Romy finds herself falling in love.

But what does Romy really know about J? And what do the mysterious messages which have started arriving from Earth really mean?

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Je me suis lancée dans la lecture de ce roman un peu sur un coup de tête, après l’avoir vu passer plusieurs fois sur bookstagram. Pour être honnête, c’est d’abord la couverture qui m’a fait craquer. Au vu du résumé, je m’attendais à une romance plus ou moins banale, comme on peut souvent lire.

Ici, on suit Romy, une adolescente qui se trouve être la seule survivante de son vaisseau. Seule dans l’espace, elle est en mission vers la planète Earth II. Jusqu’au jour où elle apprend qu’un autre vaisseau abritant un garçon est en route pour la rejoindre et accomplir la même mission. Ils ne peuvent communiquer uniquement par e-mail, qui arrivent des mois et des mois plus tard. Puis, de mystérieux messages provenant de la Terre entrent en jeu.. Je ne vous en dit pas plus et je vous laisse découvrir l’histoire !

La première moitié du roman est assez « classique », toutefois intéressante. Les sentiments de Romy et sa solitude sont très bien mis en avant, même si j’aurai préféré ressentir davantage l’attente entre chaque e-mail, qui s’élève à plusieurs mois. À part ça, je n’ai pas de point négatif à soulever.

Puis d’un coup, les événements et les retournements de situations s’enchaînent, surprenant totalement le lecteur. Pour le coup, il y a quelques trucs que je n’avais pas du tout vu venir ! Romy est un personnage très intelligent, perspicace, et je l’ai beaucoup apprécié.

Au niveau de l’anglais maintenant. Le livre n’a pas encore été traduit (et je ne sais pas si il le sera, je n’ai pas vraiment cherché), néanmoins, même si il y a quelques termes assez spécifiques du fait que l’histoire se déroule dans l’espace, et à part 2-3 recherches dans le dictionnaire, le roman est plutôt simple à comprendre. Honnêtement, je pense que si vous avez un niveau intermédiaire en anglais ça devrait le faire.

Ma note : ★★★★

Une très belle découverte !

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Le sel de nos larmes – Ruta Sepetys

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique de Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys publié chez Gallimard.

De quoi ça parle ?

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées. Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes… Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, un énorme navire promesse de liberté…

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Je pense l’avoir déjà mentionné, mais je suis une grande passionnée d’histoire en général. J’ai rarement l’occasion de lire des romans historiques, mais j’ai vu celui-ci lors d’un de mes passages à la bibliothèque il y a quelques semaines. Je vous en avais parlé très brièvement dans mon update lecture de mars, et je vous en fait une chronique plus détaillée aujourd’hui.

Dans ce roman, on suit le point de vue de 4 personnages, 4 adolescents début 1945, en pleine guerre, qui tentent d’y échapper. Pour cela, ils ont pour objectif d’embarquer sur le Wilhem Gustloff, un navire qui leur promet liberté, une vie meilleure.

Chaque chapitre étant du point de vue d’un des 4 personnages, on a donc la vision de chacun sur les événements, et chacun ressent la période et gère les difficultés à sa manière, si je peux exprimer cela de cette façon. Globalement, les personnages sont très attachants, sauf un que j’ai vraiment détesté, et je pense que tout le monde ayant lu ce livre me rejoindra plus ou moins sur ce point.

Autre point que j’ai aimé, c’est que j’ai senti que l’autrice savait de quoi elle parlait. En effet, celle-ci s’est servie de témoignages de sa famille notamment, pour écrire ce roman. Et de ce fait, on est encore plus immergé dans l’univers.

L’autrice a d’ailleurs fait le choix de traiter une partie de l’histoire dont on ne connaît finalement pas grand chose, et qui a pourtant fait énormément de victimes. J’ai trouvé donc ce pari plutôt bien réussi, et je n’ai pas manqué d’aller me renseigner après avoir refermé ce livre.

Ma note : ★★★★

Un roman que je vous conseille.

Fangirl – Rainbow Rowell

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique de Fangirl de Rainbow Rowell, que j’ai lu en lecture commune avec Lulu du blog Lulu lit des livres (si vous voulez lire sa chronique, c’est par ici).

De quoi ça parle ?

Cath est fan de Simon Snow. 
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow…

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie – et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa sœur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c’est ce qui les a aidés à surmonter la fuite de leur mère.

Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l’univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La sœur de Cath s’est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s’en passer. Elle n’en éprouve pas l’envie.

Maintenant qu’elles sont à l’université, Wren a annoncé à Cath qu’elle ne voulait pas qu’elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d’écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots…
Mais elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n’a jamais vraiment été seul.

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s’habituer à cette nouvelle vie ?
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ?
Et veut-elle vraiment grandir si c’est synonyme d’abandonner Simon Snow ?

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Comme probablement beaucoup d’entre vous, j’ai énormément entendu parler de ce roman, qui est, de ce que j’ai pu voir, une réussite pour la majorité.

Au début de ma lecture, et ce durant les 2-3 premiers chapitres, j’ai eu un peu peur, parce que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire.

Et puis finalement quelque chose s’est développé et j’ai pu apprécier pleinement ma lecture. En fait, j’ai adoré ce livre !

Tout au long du roman, on suit l’évolution de Cath, qui sort peu à peu de sa zone de confort. En réalité, je me suis pas mal identifiée à Cath au niveau de son caractère.

Si dès le départ j’ai beaucoup aimé le personnage de Lévi, en revanche j’ai détesté Wren, que j’ai trouvé très distante, très peu présente, et parfois même indifférente, malgré le fait que ce soit la sœur jumelle de Cath, et je n’ai pas toujours compris ses réactions. J’ai beaucoup aimé le rapport à la littérature et à la fanfiction (et j’ai d’ailleurs bien envie de lire Carry On).

En tout cas, c’est un très bon page turner, qui rend vraiment addict, tellement que j’avais tout le temps envie de me replonger dans ma lecture, même lorsque je n’en avais pas le temps. Et même si j’ai mis longtemps avant de le lire, je comprends tout à fait l’engouement qu’il y a eu (et qu’il y a toujours) autour.

Ma note : ★★★★

J’ai passé un très bon moment de lecture !

Le soleil est pour toi – Jandy Nelson

Bonjour à tous,

Avant toute chose, je tenais à m’excuser pour mon irrégularité ces dernières semaines. À 1 mois des partiels, j’ai énormément de travail, et le temps me manque pour rédiger mes chroniques. Cependant, j’arrive pour le moment toujours à trouver du temps pour lire, au minimum dans le bus et le midi. Mon retard dans les chroniques sera rattrapé sous peu, une fois que les partiels seront définitivement terminés pour cette année. J’espère que sur ce point vous pourrez aisément comprendre.

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du livre Le soleil est pour toi de Jandy Nelson, publié aux éditions Gallimard dans la collection Pôle fiction.

 

De quoi ça parle ?

Jumeaux à la complicité fusionnelle, Noah et Jude ont tout pour être heureux sous le ciel bleu de Californie. Noah, le solitaire, dessine à longueur de temps et Jude, l’effrontée, est passionnée par la sculpture. Mais aujourd’hui ils ont 16 ans et ne se parlent plus. Un drame les a anéantis et chacun doit retrouver la moitié de vérité qui lui manque.

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

J’ai pas mal entendu parler de ce livre, et après avoir eu un coup de cœur phénoménal pour Le ciel est partout (qui est d’ailleurs la première chronique que j’ai posté sur le blog il y a maintenant un peu plus d’un an), j’avais à la fois très envie de le découvrir, et en même temps j’avais peur de ne pas retrouver cette impression.

Je dirais que durant les 50 premières pages, j’ai aimé mais je me disais que j’allais seulement apprécier ma lecture. Et puis le coup de cœur est arrivé petit à petit, tout doucement. À tel point que durant la semaine où je lisais ce livre, je ne faisais qu’y penser. À ce moment-là, je n’avais qu’une envie : lire, encore et encore.

Tout au long du roman, Jandy Nelson oscille entre l’art, l’amour, la famille, et le deuil. Le deuil de ce que les jumeaux ont perdu, qui nous apparaît au fur et à mesure. Ce livre est une vraie merveille, et même plus d’un mois après ma lecture, je ne sais toujours pas comment essayer de vous convaincre que ce livre vaut vraiment la peine d’être lu, d’autant plus si vous avez autant aimé Le ciel est partout.

L’histoire alterne entre le passé et le présent, entre les jumeaux âgés de 13 ans puis 16 ans. C’est ce qui permet, tout en étant dans l’instant, de mieux comprendre ce qu’il s’est passé, ce qu’il s’est brisé, et d’en prendre conscience.

Je n’ai pas autant pleuré que quand j’ai lu l’autre roman de l’auteure, mais je n’y étais pas loin. Certains passages m’ont touché, m’ont parlé, et je vous en ai noté quelques uns.

 

Ma note : ★★★★


Quelques citations :

« Le calme du smush m’envahit. Jude inspire à fond, et je l’imite. Peut-être qu’on est trop vieux pour faire ça, mais tant pis. Je devine son sourire en regardant droit devant moi. On expire en même temps, puis on recommence, inspiration, expiration, l’air entre et sort, entre et sort, jusqu’à ce que les arbres eux-mêmes aient oublié ce qui s’est passé hier, que les cris de nos parents deviennent une musique, qu’on n’ait plus seulement le même âge mais aussi un même cœur et un même corps. »

« Je sais toujours ce qui se passe dans la tête de ma sœur. Elle a plus de mal à lire ce qui se passe dans la mienne parce que je suis équipé de volets et que je les referme dès que j’en ai besoin. Comme en ce moment. »

« Voilà ce que je voudrais : prendre mon frère par la main pour courir et remonter le temps, nous délester du poids de toutes ces années comme de lourds manteaux qui tomberaient de nos épaules.

Les choses ne se déroulent pas vraiment comme on les imagine. »

« Si la malchance sait qui tu es, deviens quelqu’un d’autre. »

« Rencontrer son âme sœur, c’est comme entrer dans une maison où on serait déjà allé : on reconnaît les meubles, les images accrochées aux murs, les livres sur les étagères, les contenus des tiroirs. On pourrait y retrouver son chemin dans le noir, s’il le fallait. »

« Toujours avoir sur soi un reste de chandelle éteinte pour étouffer la flamme de l’amour si elle venait à s’allumer. »

Nil (tome 1) – Lynne Matson

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du premier tome de la trilogie Nil de Lynne Matson, publié chez Pocket Jeunesse.

 

De quoi ça parle ?

Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

J’ai beaucoup entendu parler de cette saga, et toujours en bien. Le premier tome était dans ma wishlist depuis quelques mois, mais je ne me suis jamais dit qu’il fallait absolument que je l’achète pour le lire. Et puis courant janvier, lorsque je suis allée rendre les livres que j’avais emprunté à la bibliothèque, je suis tombée dessus, alors je me suis dit que c’était l’occasion.

En commençant ma lecture, je ne m’attendais à rien en particulier. Et certains points dans mon début de lecture m’ont fait un peu tiquer, notamment la relation entre nos deux personnages principaux que je trouvais trop rapide, trop prévisible, trop… trop en fait. Pendant plusieurs chapitres, je me suis dit que si ça continuais comme ça pendant tout le livre, ça n’allait pas accrocher et je n’allais retenir que ce point négatif.

Alors au bout d’un moment je me suis dit qu’il fallait absolument que j’arrête de chercher la petite bête partout, et que de toutes façons, le livre était écrit comme ça, et que cela ne devait pas trop interférer dans mon ressenti global sur le livre. Une fois avoir fait abstraction de cela, j’ai pu pleinement apprécier ma lecture, et voici ce que j’en ai retenu :

Le concept et le contexte de l’histoire est original. En effet, vous atterrissez un beau jour sur une île qui n’existe sur aucune carte, et là on vous apprend que vous avez 365 jours pour trouver une porte (porte qui n’apparaît jamais au même endroit) et pour espérer vous échapper d’ici, tout en sachant que si vous n’y parvenez pas vous mourrez, et qu’en plus de cela vous êtes en concurrence avec les autres habitants de l’île.

Je me suis retrouvée dans certains personnages, dans le sens que pour la majorité, ils se situent dans ma tranche d’âge, ce qui fait que j’ai réussi à les « cerner » si je puis dire, et donc forcément, comme ce sont des adolescents/jeunes adultes qui parlent, le style d’écriture et le vocabulaire en général est très simple (d’autant plus que c’est un livre classé jeunesse).

Alors oui, si vous êtes davantage science-fiction que romance, je ne sais pas si ce livre vous conviendra, parce que celle-ci est quand même assez présente. Mais si cela ne vous dérange pas (et je vous conseille au moins de lui donner une chance), vous pouvez foncer ! L’auteure a su écrire un roman très addictif, et un véritable page-turner, qu’il en devient compliqué de s’en détacher avant d’avoir perçé tous les secrets de Nil et d’avoir eu le fin mot de l’histoire.

 

Ma note : ★★★★

Un bon début de saga, prometteur pour la suite !

Wonder – R.J Palacio

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Wonder de R.J Palacio, que j’ai ici en VO publié aux éditions Corgi.

 

De quoi ça parle ?

« Je m’appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège…
Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture son apparence »

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Je pense que vous n’êtes pas passé à coté de ce livre, il a fait beaucoup parler de lui notamment grâce à son adaptation. Habituellement, j’attends toujours un peu avant de lire un livre qui fait beaucoup de bruit, pour prendre un peu de recul et arriver à me faire mon propre avis dessus. Cependant, voulant aller voir le film (que je n’ai toujours pas vu à l’heure où vous lisez cette chronique), il fallait absolument que le lise le livre avant, pour pouvoir comparer les deux.

C’est donc lors de ma semaine à Paris début janvier, et plus précisément lors de ma petite visites de librairies anglo-saxonnes, que je suis tombée dessus, et que je me suis décidée à l’acheter, pour faire d’une pierre deux coups : le lire enfin, et en VO pour travailler mon anglais. Je vous avouerai que j’étais un peu perplexe quant à cette idée, puisque même si j’ai globalement un bon niveau en anglais, je n’ai jusque-là lu seulement un livre en VO. Ma principale crainte étant de ne pas réussir à tout comprendre, et de ce fait ne pas réussir à saisir toute l’histoire. Mais rassurez-vous, le vocabulaire général est très simple, et je pense que le fait que ce livre alterne des points de vue, mais que ce soit tout de même des enfants/adolescents qui parlent joue pas mal, et facilite la compréhension.

Parlons du livre en lui-même : comme beaucoup, j’ai beaucoup aimé. Plus que cela, ce livre est une petite pépite, avec des personnages extrêmement touchants (surtout Auggie évidemment), et de très beaux messages qui sont délivrés par l’auteure. De beaux messages sur la tolérance, l’acceptation des différences et le regard des autres. Un livre se montrant parfois cruel, quand on se rend compte à quel point les gens, et surtout les enfants, peuvent être méchants entre eux. Je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir mal quand je lisais toutes les scènes dans lesquelles les autres enfants traitaient August. Et comment ce dernier gère la situation, en jouant l’indifférence. Parce qu’il a l’habitude maintenant.

J’ai versé quelques larmes aussi, notamment lors de la scène avec Daisy (et si vous avez lu le livre, vous voyez de quelle scène je parle). D’une manière générale, certains personnages m’ont touché par leur force de caractère, et je pense notamment à Olivia, qui, malgré son âge, se montre très mature, très compréhensive, et j’ai trouvé que c’est une battante.

Ce livre est le premier livre de l’auteure (et pour l’instant le seul si mes recherches sont bonnes), et je pense sincèrement qu’elle ira loin. Ce qui est certain en tout cas, c’est que je lirai les autres. Parce que si ils sont aussi bons que celui-ci, on entendra parler d’elle pendant encore longtemps.

 

Ma note : ★★★★★

Un très beau livre. À lire absolument

La Passe-Miroir (tome 1 : Les fiancés de l’hiver) – Christelle Dabos

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du premier tome de La Passe-Miroir de Christelle Dabos publié chez Gallimard Jeunesse.

 

De quoi ça parle ?

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

J’ai mis énormément de temps avant de me décider à commencer cette saga. La raison principale à cela étant que j’avais tellement entendu parler (en bien) de La Passe-Miroir que j’avais un peu peur de me lancer dedans et de rentrer dans ma lecture en ayant déjà un a priori sur celle-ci.

Mon début de lecture a été un peu difficile. En fait, le sentiment que j’ai ressenti à ce moment-là était assez contradictoire : autant j’avançais vite dans ma lecture et j’appréciais ce que je lisais, autant j’avais l’impression d’être simplement spectatrice de l’histoire et je n’arrivais pas à entrer pleinement dans l’univers. En somme, j’étais complètement détachée de ce qu’avait réussi à créer Christelle Dabos.

Puis à un moment, j’ai eu un déclic et j’ai arrêté de me focaliser sur tous les avis positifs que j’ai entendu à propos de cette saga, et je me suis « forcée » à faire le vide et à lire ce tome comme si je n’en avais jamais entendu parler de ma vie. De là, j’ai réussi à rentrer dedans, et à adorer !

Comme je vous le disais juste avant, l’univers crée par l’auteure est extrêmement riche et les personnages le sont tout autant. Comme pour beaucoup de personnes qui l’ont également lu, j’ai détesté le personnage de Thorn au premier abord, personnage que j’ai trouvé insensible, froid, bref, à l’image du monde dans lequel il vit. Petit à petit, ma vision sur ce personnage a changé, et j’ai fini par beaucoup l’apprécier.

Concernant le personnage d’Ophélie, je l’ai bien aimé. Ce n’est certainement pas mon personnage féminin de roman préféré, mais je ne l’ai pas détesté. J’ai bien aimé son caractère et sa personnalité en général.

Je ne détaillerai pas les autres sinon ce serait beaucoup trop long, mais globalement les personnages sont très bien construits, avec des personnalités très crédibles dans le monde dans lequel ils vivent, et tout à fait cohérents du début à la fin.

En somme, j’ai bien fait de me plonger dans cette saga, et si j’aurais un conseil à vous donner si vous ne l’avez pas encore lu : foncez !

 

Ma note : ★★★★

Une super découverte, j’ai hâte de lire la suite !

Miss Peregrine et les enfants particuliers (tome 1) – Ransom Riggs

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs, publié aux éditions Le livre de poche.

 

De quoi ça parle ?

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

J’ai acheté ce livre peu après la sortie de son adaptation au cinéma. Je me souviens avoir été totalement emballée par celle-ci, et je voulais découvrir le livre qui en était à l’origine. J’ai donc lu une petite centaine de pages, et puis j’ai arrêté ma lecture. Je ne l’avais pas détesté – au contraire j’aimais bien et l’histoire se lisait assez rapidement –, mais je ne sais pas, j’ai juste mis un marque-pages dans mon livre et je l’ai remis dans ma bibliothèque. Entre temps, j’ai lu beaucoup d’autres livres, et je l’ai quelque peu oublié, en me disant parfois qu’il faudrait un jour que je m’y remette. Un jour.

De longs mois plus tard, j’ai revu le film et j’ai autant aimé que la première fois. Et puis tout d’un coup je me suis dis qu’il fallait absolument que je me mette à lire le livre, parce que ce n’était pas possible que j’abandonne après avoir lu seulement une centaine de pages, et que de toutes les façons, vu qu’en général je préfère le livre au film, il n’y avait pas de raison que celui-ci déroge à la règle. Me revoilà donc début janvier à me replonger depuis le début dans cet univers assez particulier, c’est le cas de le dire, et à me demander sans cesse pourquoi j’ai mis si longtemps avant de le continuer.

L’univers qui est dépeind dans ce livre est très très original, et Ransom Riggs a une imagination débordante, tellement que parfois j’en venais à me demander comment il a pu faire pour avoir de telles idées. Les personnages sont vraiment pas mal, et une fois rentré dans l’histoire – ce qui s’est fait très rapidement pour moi –, on y prend vraiment part, et vraiment goût.

Malheureusement, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ma lecture avec le film (et c’est d’ailleurs pourquoi je préfère dans la mesure du possible voir le film après). Pendant les ¾ du roman, j’ai réussi à faire abstraction de cela, mais dans les 150 dernières pages, je dois avouer que j’ai préféré l’adaptation. Après, c’est seulement une question de goûts personnels, et c’est seulement en ayant mis les deux côte à côte que j’ai trouvé que cela passait mieux dans le film. Je dirais que cela a été le seul bémol dans ma lecture.

 

Ma note : ★★★★

Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Songe à la douceur de Clémentine Beauvais publié aux éditions Sarbacane dans la collection Exprim’. J’ai reçu ce roman à noël, après en avoir énormément entendu parler en bien. Ce qui tombait plutôt bien parce que je voulais absolument le lire !

De quoi ça parle ?

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, elle est timde, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être.

Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?

Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent et l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

J’ai été un peu déstabilisée au début par l’écriture en vers, mais au bout de quelques pages, tout s’est arrangé. À ce titre, j’ai trouvé que c’était un choix très original, et une fois le roman terminé, j’ai du mal à l’imaginer écrit autrement. L’histoire, déjà très poétique par le style d’écriture de l’auteure, l’est encore plus grâce à l’écriture en vers libres. Chaque mot semble parfaitement à sa place, et on est presque enveloppé dans une sorte de cocon tout douillet, que l’on aurait envie de lâcher sous aucun prétexte. J’ai d’ailleurs eu du mal à refermer ce roman, voulant à tout prix le lire et le relire tout de suite après l’avoir terminé. Ce qui est sûr, c’est qu’il rejoint ma liste des relectures à faire !

La romance est très moderne, et assez originale pour le coup. Je dois avouer que je n’ai pas trouvé de similarité avec toutes les autres romances que j’ai pu lire, et c’est un très bon point ! Parce que je sais pas pour vous, mais bien souvent dans les romances, on arrive à deviner comment celle-ci va se dérouler, et même parfois en deviner l’issue. Ce qui n’est pas du tout le cas ici. J’ai été surprise par certaines révélations de nos personnages, certains chapitres de leur vie que l’on découvre finalement en même temps que eux les racontent, et on progresse donc en même temps que l’histoire. J’ai été chamboulée par certains passages, en ayant presque les larmes aux yeux par moments.

Entre le début et la fin du livre, Tatiana et Eugène évoluent, et nous pouvons le voir au travers de l’alternance des « époques » : aujourd’hui et dix ans plus tôt.

Ma note : ★★★★★

Une petite merveille, que je vous conseille de lire le plus rapidement possible


Quelques citations

Bien sûr que dix ans plus tard,

cette impression ne sera plus conforme.

Mais quelle photographie le serait ?

Pourquoi voudrait-on reconnaître ses pensées
dix ans plus tard
quand le miroir nous montre bien qu’on a changé ?
On place plus haut nos idées
que notre visage, on se dit
qu’elles ne changeront jamais, nos pensées platine,
nos inoxydables promesses
(…)
Là où le présent caresse,
plus tard le passé pince.

Et alors ? Cette nuit, ces pensées-là sont la vérité même.

Or, pour une pensée,

être vraie même une seule fois,

même une seule nuit,

c’est déjà une prouesse.

Je patiente,
mais quand on patiente, on ne fait que frôler la réalité.
Ça fait plusieurs semaines que je la frôle sans la toucher,
attendant que la porte du jardin m’y projette.
C’est bête
mais c’est seulement quand tu es là que j’ai l’impression
d’être là où je dois être.
Le reste du temps, je suis comme quelqu’un à la fenêtre
qui se regarderait vivre dehors
et qui aurait l’impression que ça arrive
à quelqu’un d’autre.

Ça a vraiment existé cet âge-là ? Dix-sept ans !
C’est pas possible, dix-sept ans, c’est une invention.
C’est un âge qu’on a créé pour faire croire au vieux
qu’ils ont été adolescents.

Et je suis sûre que parmi vous,
il y en a qui pensent,
parfois à des amours gâchées
il y a deux, trois ou dix ans.
Ce n’est pas pire après dix ans,
ça n’augmente pas nécessairement avec le temps,
ce n’est pas
un investissement,
le regret.

Le lendemain après-midi, Lensky arrive à l’heure
habituelle, 
escorté de l’absence d’Eugène
qui a pris plusieurs kilos depuis hier et casse
trois chaises en osier et s’affale sur la table en fer forgé et 
écrase le parasol et défonce toute la porcelaine.

« Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble »
– Charles Baudelaire, « L’invitation au voyage »

Je les ai précieusement gardées, parce qu’elles me plaisent bien.

Elles sont marrantes.

Mais pas seulement.

Elles ont cette douce disgrâce des choses qu’on trouvait belles avant,

cette saveur aigrelette des paroles que l’on regrette

quelques années plus tard.

Ces grands serments,

ces gigantesques promesses, ces phrases folles,

ces métaphores qui nous font après coup

crisser des dents,

ces monstrueuses hyperboles,

ces anaphores ridicules,

et qui pourtant alors nous paraissent si vraies, si belles,

que nous pensions être coulés en elles

jusqu’à n’avoir plus d’autre corps

que les courbes de leurs majuscules,

et d’autres réalités que les murmures,

et les mouvements des lèvres,

de celui

ou celle

à qui elles étaient destinées

et qui les lisait quelque part.

C’est drôle comme ça te ressemble
de ruiner la vie des gens comme ça
et la tienne en même temps, et de tout oublier l’instant d’après.

C’est bête
mais c’est seulement quand tu es là que j’ai l’impression
d’être là où je dois être.

Le reste du temps, je suis comme quelqu’un à la fenêtre

qui se regarderait vivre dehors

et qui aurait l’impression que ça arrive

à quelqu’un d’autre.

Enclave (Tome 3 : La horde) – Ann Aguirre

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du dernier tome de la trilogie Enclave de Ann Aguirre publié chez Hachette dans la collection Black moon.

J’ai longtemps hésité entre soit vous présenter cette trilogie dans un focus saga, dans lequel je vous présente la saga complète, soit faire une chronique uniquement de ce tome. Ce qui a fait pencher la balance est que ma lecture des deux premiers tomes remonte à presque 2 ans, et je n’ai donc que de vagues souvenirs de ma lecture. Ainsi, je ne me sentais pas en mesure de vous la présenter au complet, surtout que si j’avais fait une relecture de ces tomes, cela aurait forcément retardé la chronique du tome que je vais vous présenter.

Attention, comme il s’agit de la chronique du tome 3, le résumé (et par extension la chronique) contiendra forcément des spoilers. Si vous n’avez pas encore lu ce tome et que vous comptez le lire un jour, je vous invite à ne pas lire cet article et à y revenir plus tard, une fois ce tome lu.

 

De quoi ça parle ?

Salvation est assiégée par les Monstres. La situation semble sans espoir. Les Monstres se sont organisés. Ils organisent des patrouilles, tendent des embuscades, attaquent les campements des hommes qui ont oublié comment se battre. Trèfle, parvenue à leur échapper avec Del, Bandit et Tegan, est leur seul espoir. Elle n’a qu’une certitude : elle est née pour se battre. Et si elle doit mourir, ce sera au côté de Del, et les armes à la main.

 

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

En temps normal, je suis toujours un peu sceptique avant de commencer les tomes 3 de sagas, puisque dans la plupart des cas, je suis très déçue. Or avec celui-ci, absolument pas. En réalité, je l’ai trouvé presque meilleur que les deux premiers tomes (en tout cas, il n’en n’est pas moins bien, et c’est un point à souligner).

Ce qui m’a énormément plu dans ma lecture, ça a été l’évolution des personnages, et notamment de Trèfle, qui devient plus mûre. Sa relation avec Del ne va pas trop vite, et au vu du contexte dans lequel évoluent les personnages, avec Salvation qui est assiégée et la menace constante que représentent les Monstres, je trouve que cela est cohérent. Parce qu’honnêtement, si j’étais à la place des habitants, et que à n’importe quel moment je pouvais me faire tuer par des créatures dont on a finalement des informations que dans la deuxième partie du roman, je ne suis pas certaine que je laisserais vraiment de la place à une éventuelle relation amoureuse.

Finalement, on comprend ce que sont les Monstres, parce je dois l’avouer, je ne m’attendais pas vraiment à cela. On en arrive finalement à comprendre leur hostilité, et leur évolution à eux aussi est assez surprenante je dois dire.

Je l’ai déjà dit, mais j’ai beaucoup aimé comment l’auteure arrive à montrer l’évolution de ses personnages. Certains m’ont touché, notamment Bandit, alors que à la base ce n’était pas forcément le personnage que j’appréciais le plus. Del et Trèfle, comme dans les deux tomes précédents, je les ai adoré. Cette dernière a un caractère qui s’affirme toujours plus, et je dois dire que dans certaines situations, j’enviais un peu son coté badass.

Pour conclure, je dirais que je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps avant de lire la suite. Sérieusement, je n’entends pas énormément parler de cette trilogie (pour ne pas dire pas du tout), alors qu’elle est vraiment géniale ! De la dystopie comme je l’aime, avec des tomes se révélant addictifs (pour dire, je l’ai lu en 2 jours), et finalement très accessible au niveau du style d’écriture.

 

Ma note : ★★★★★

Une superbe fin de saga, à la hauteur des tomes précédents !

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