C’est arrivé en avril – Philippe Meisburger

Aujourd’hui je vous retrouve pour ma chronique du roman C’est arrivé en avril de Philippe Meisburger. Je le remercie pour sa confiance et pour m’avoir permis de lire son roman en service presse.

Si on vous disait que demain, votre ville serait rayée de la carte ?
Si vous deviez fuir à la campagne, chez un ami dont la maison cache un secret qui va changer votre vie ?
Pour Vincent, c’est arrivé en avril. Le jour de sa rencontre avec Karine.
Qui est-elle ?
Pourquoi tient-elle à se rendre à Sedona, Arizona ?
Car s’il existe de meilleures dates que la fin du monde pour tomber amoureux, se pourrait-il que leur amour soit notre ultime espoir ?
Une aventure haletante, un road trip à travers les États-Unis, une chasse à l’homme impitoyable, une machination implacable doublée d’une histoire d’amour entre deux êtres réunis par le destin… ou autre chose…

Le résumé de cette histoire m’a tout de suite tentée, il faut dire que je suis très friande de tous ces romans sur un fond apocalyptique et de fin du monde.

Ici, nous allons suivre Vincent, un jeune interne en ophtalmologie qui se voit un jour contraint de fuir sa ville du fait de bombardements. Il va vite se rendre compte que c’est le cas dans tous les États-Unis et même ailleurs, et qu’il n’est plus en sécurité nulle part. Il va alors fuir avec son ami Dylan se réfugier chez les parents de celui-ci, et de là il fera la rencontre de Karine, une jeune femme aveugle. Je ne veux pas en dire davantage sur le résumé de l’histoire, pour vous laisser l’opportunité de le lire et de découvrir tout cela par vous-mêmes !

J’ai trouvé ce roman très recherché, et de ce fait très complet. On sent que l’auteur a consacré énormément de temps à l’écriture, ce qui est très appréciable, avec des petits détails notamment dans l’écriture ou dans l’intégration de la vie américaine qui fait que l’on est véritablement plongé dans le décor. Il y a quelques longueurs, mais qui à mon sens sont normales dans un roman de près de 600 pages, même si pourtant il y a énormément d’action dans ce roman, et beaucoup de rebondissements. Au final, on ne savait plus vraiment à quelle personne faire confiance, et je me suis même plusieurs fois mise à douter de nos deux protagonistes principaux.

J’ai été très surprise de la fin, que je n’avais pas vue venir. En soi, on pourrait imaginer qu’elle n’est pas si surprenante que ça, mais la façon dont elle est amenée et le fait que l’on n’ait aucun indice dans le roman surprend le lecteur qui n’avait pas envisagé cette possibilité, et j’ai trouvé ça génial !

Malgré tout, cette lecture a pour moi été assez mitigée. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J’ai trouvé certaines réactions de Karine assez immatures, et j’avais souvent l’impression qu’elle n’en faisait qu’à sa tête, au risque de mettre en péril leur sécurité. Si au début j’ai trouvé que leur relation avançait trop vite, j’ai très vite mis cela en perspective par rapport au contexte et à l’histoire et cela s’est arrangé par la suite.

J’ai donné à cette histoire la note de 2,5/5. Si j’ai trouvé l’histoire de base intrigante, j’ai été assez mitigée dans ma lecture. Toutefois, c’est un roman que je vous conseille si vous êtes adeptes de science-fiction !

Lore – Alexandra Bracken

Aujourd’hui je viens vous parler du roman Lore de Alexandra Bracken, qui est sorti en ce début d’année et qui n’est donc pas encore traduit en France (j’espère pour bientôt).

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals. They are hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality.

Long ago, Lore Perseous fled that brutal world, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory after her family was murdered by a rival line. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man―now a god―responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek her out: Castor, a childhood friend Lore believed to be dead, and Athena, one of the last of the original gods, now gravely wounded.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and a way to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to rejoin the hunt, binding her fate to Athena’s, will come at a deadly cost―and it may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

J’ai pour la première fois entendu parler de ce livre lors du visionnage d’un unboxing d’une box anglaise sur le thème des mythes. Étant une fan de mythologie et plus spécialement de mythologie grecque, je n’ai pas hésité longtemps avant de me procurer ce roman. C’est le premier de l’autrice que je lis, et malgré quelques difficultés dans ma lecture, je n’ai pas été déçue, je vais vous dire pourquoi.

Dans cette histoire, nous suivons le personnage de Lore, une jeune fille qui se retrouve toute seule après le meurtre de ses parents et de sa sœur lors du dernier Agon (une sorte de chasse dans laquelle les familles de lignées anciennes vont traquer et tuer les dieux descendus sur Terre pour l’occasion, et prendre leur place). Elle a coupé tout lien avec son ancienne vie, et tente de survivre, étant la dernière de sa lignée. On retrouve ce personnage lorsqu’une nouvelle édition du Agon est sur le point de commencer, lorsqu’une Athéna blessée se trouve devant sa porte, lui promettant de l’aider à venger sa famille disparue en échange d’une alliance liant leurs destins.

Dès le début, j’ai adoré le concept, et nous sommes plongés dans un enchaînement d’actions, sans laisser le temps à nos personnages de souffler. Alexandra Bracken a bien réussi le pari de nous faire ressentir les émotions de nos personnages, ce qui laisse au lecteur l’impression d’y être aussi. On sent que Lore est un personnage torturé et hanté par son passé, et j’ai grandement apprécié qu’elle tienne ses convictions et ne veuille pas tuer pour prendre la place d’un des dieux. Elle se fiche de tout ça, elle veut simplement survivre et c’est appréciable.

Chose assez surprenante pour moi, c’est qu’il n’y a presque pas de romance. Le livre est vraiment centré sur Agon et toute l’action qu’il y a autour de cet évènement. Moi qui suis habituée à trouver de la romance dans mes lectures, j’ai été au début surprise, puis j’étais contente d’être face à une lecture qui changeait de mes habitudes.

Cependant, un point négatif que j’aurais à donner est que, bien qu’il y ait énormément d’action dès le début, peut-être qu’il y en avait justement un peu trop, et au moment de l’histoire où cela se calme un peu, cela crée quelques longueurs. Il m’a alors fallu reposer ce roman, mettre ma lecture et y revenir une bonne dizaine de jours après. Par la suite, j’ai eu le temps de « digérer » ma lecture, et lorsque je m’y suis remise tout est redevenu fluide. Le niveau d’anglais est quelques fois un peu plus difficile. C’est donc un roman que je vous conseille si vous avez l’habitude de lire en anglais, mais pas pour une première lecture en VO.

Une très bonne lecture qui vaut un 4/5 pour moi. Ce roman m’a donné envie d’autres livres sur le thème de la mythologie, si d’ailleurs vous avez des recommandations n’hésitez surtout pas à me dire ça en commentaire.

The Cruel Prince – Holly Black

Aujourd’hui je vous retrouve pour ma chronique d’un livre très populaire en ce moment, il s’agit de The Cruel Prince d’Holly Black, publié chez Hot Key Books en VO pour ma version, mais qui est sorti chez Rageot pour sa traduction française.

Jude was seven years old when her parents were murdered, and she and her two sisters were stolen away to live in the treacherous High Court of Faerie. Ten years later, Jude wants nothing more than to belong there, despite her mortality. But many of the fey despise humans. Especially Prince Cardan, the youngest and wickedest son of the High King.

To win a place at the Court, she must defy him–and face the consequences.

In doing so, she becomes embroiled in palace intrigues and deceptions, discovering her own capacity for bloodshed. But as civil war threatens to drown the Courts of Faerie in violence, Jude will need to risk her life in a dangerous alliance to save her sisters, and Faerie itself.

Je ne sais pas pour vous, mais quand un livre est très populaire et notamment sur bookstagram (où je passe de plus en plus de temps), j’ai très souvent envie de lire le livre, mais en même temps je ne peux m’empêcher d’avoir peur de placer la barre trop haute et de risquer d’être déçue. Généralement, j’ai tendance à attendre un peu que tout l’engouement soit passé pour me lancer dans ma lecture. C’est donc deux mois après avoir acheté mon exemplaire de ce livre que j’ai entamé ma lecture, à l’occasion d’une lecture commune. Et ce livre a été une excellente découverte !

Dans cette histoire, nous suivons Jude, une jeune fille de 17 ans qui a vu, avec ses sœurs, ses parents assassinés. Elle est enlevée pour vivre dans le royaume de Faerie, et depuis cet évènement, elle ne se sent pas du tout à sa place, et personne là-bas ne la fait pas non plus sentir à sa place. En effet, étant humaine, elle est en quelque sorte vue comme une intruse. Pour couronner le tout (super le jeu de mots), elle s’attire les foudres du Prince Cardan et de ses amis, qui la malmènent continuellement. Elle veut alors tout faire pour se venger, mais c’est sans compter sur une certaine attirance pour Cardan pour risquer de tout remettre en question…

Vous l’aurez compris, on est ici dans un bon ennemies to lovers comme je les aime ! Pourtant, celui-ci est relativement soft à mon goût, sûrement dû au fait que ce livre est classé Young Adult. C’est peut-être d’ailleurs ce que je lui reproche, j’aurais aimé ressentir plus de tension entre nos personnages, même si nous étions déjà plutôt bien servis.

J’ai aimé l’accent sur tout le côté famille dans ce livre. En effet, on ressent une forte relation entre nos trois sœurs, et j’ai aimé voir qu’elles faisaient tout pour se soutenir mutuellement, même si comme dans toute relation il y a des hauts et des bas. Dans ce monde, les Faeries ne peuvent pas mentir, mais se révèlent être très forts en termes de ruses. Naturellement, ce roman est plein de meurtres, complots, avec des retournements de situation comme on pourrait s’y attendre lors d’une lecture de ce genre.

Un point que j’ai adoré, c’est le fait que Jude se révèle être un personnage gris, avec ses bons et mauvais côtés. C’est le genre de personnage que j’adore dans un roman, car je les trouve toujours très complexes et bien construits. C’est un personnage fort de caractère, qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense, là où sa sœur jumelle Taryn aurait plutôt tendance à s’effacer. Cela conduit à de nombreuses prises de tête avec les habitants du royaume, en particulier avec Cardan. Ce dernier n’est d’ailleurs pas toujours clair, il reste mystérieux et on ne sait pas vraiment ce qu’il pense, et j’ai adoré le détester ! Sa relation avec Jude est explosive, et j’ai aimé le fait que ce ne soit pas si simple entre eux. Je me suis attendue à une romance davantage présente dans le roman, ce que je regrette un peu, en espérant que celle-ci se développe plus dans le tome 2 (que j’ai commandé quelques jours à peine après avoir terminé ma lecture).

Du point de vue de ma lecture en elle-même, j’ai lu ce livre en VO, et globalement je le trouve accessible, surtout si vous avez déjà lu des livres en anglais. Pour une première lecture en VO, je ne vous recommande pas de la fantasy, mais vous pourrez tout de même vous lancer !

J’ai donné à ce livre un très bon 4/5, et fait partie de mes meilleures lectures de cette année. Je vais d’ailleurs commencer ma lecture du tome 2 d’ici peu.

Les Rectifiants, tome 2 : Hespéros – Cindy Maâlaoui

Hello ! Aujourd’hui je vous retrouve pour ma chronique du tome 2 de la saga Les Rectifiants de Cindy Maâlaoui. Je remercie l’autrice de m’avoir proposé la lecture de ce second volet, le premier tome ayant été chroniqué il y a maintenant quelques années, je vous laisse jeter un coup d’oeil à ma chronique si cela peut vous intéresser. Il va de soi que la chronique que vous allez lire contient des spoilers, donc si vous n’avez pas encore lu la saga, je vous conseille de lire plutôt mon avis sur le premier tome et d’arrêter votre lecture ici.

Pour vous remettre rapidement dans le contexte de la saga et pour l’expliquer simplement, il existe dans notre monde une sorte de « monde parallèle » appelé La Toile, dans laquelle les Rectifiants vont changer le cours de l’histoire en modifiants certains évènements ou certaines actions, un peu à la manière de l’effet papillon.

Dans ce deuxième tome, on suit l’histoire du point de vue d’Hespéros, un Rectifiant, tout comme Vesper au premier tome. Cette dernière ayant disparu, il va se mettre à sa recherche. Pendant une bonne partie de l’histoire, j’ai eu, aux côtés de nos personnages, moi aussi envie de savoir ce qui était arrivé à Vesper. Si au début j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire du fait de mes brefs souvenirs de ma lecture (celle-ci remontant à quelques années), j’ai fais le choix de me forcer à mettre cet aspect de côté et faire comme si je découvrais une toute nouvelle histoire, ce que je suis parvenue à faire et qui m’a permis d’apprécier davantage ma lecture. Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages autant que dans mes souvenirs du premier tome, ce qui fait que j’ai moins apprécié ma lecture de ce volet. Cependant, il s’agit là d’une histoire avec un univers bien construit et très original.

Ce tome fait intervenir le personnage de Camille que l’on a retrouvé dans le premier tome, et j’ai aimé la voir prendre de l’ampleur, et je pense qu’elle est le personnage que je préfère, les deux tomes confondus, n’ayant pas spécialement accroché avec Hespéros. L’intrigue centrale du roman est centrée sur la recherche de Vesper, et beaucoup moins sur le « travail » des Rectifiants que j’avais tant aimé dans le tome précédent. L’histoire en est quand même intéressante, et si c’est un roman dont le résumé vous intéresse, je vous conseille tout de même de le lire, et de soutenir ainsi une autrice auto-éditée !

Ma note : ★★,5

Une lecture en demi-teinte pour ma part, n’ayant pas réussi à m’attacher aux personnages autant que je l’aurais souhaité, mais une bonne lecture tout de même que je vous conseille.

La dernière navette : la loterie – May Darmochod

Hello ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du roman La dernière navette : la loterie de May Darmochod. Ce roman m’a été proposé en SP par l’autrice, je la remercie grandement pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son roman !

Si vous aviez le choix entre une vie condamnée, sur Terre, ou un voyage spatial incertain vers une planète inconnue, que feriez-vous ?
Après le grand effondrement, la vie sur Terre est devenue impossible. Toutes les ressources indispensables à l’homme se sont raréfiées : nourriture, eau, oxygène. La planète Alitea semble le seul salut de l’humanité mais nous manquons de temps pour nous en assurer. L’embarquement pour la dernière navette spatiale est cependant imminent. Nous savons que tout le monde n’aura pas sa place à bord ! Si vous n’avez pas les moyens d’acheter votre billet, vous pouvez jouer à la loterie et tenter votre chance… C’est ce qu’ont fait Tanaïs Perceneige, Livia Volodine, Manoï Saint-Aimé et Lelio Rim. Quel destin les attend ?

Dans cette histoire, on suit le point de vue de 4 personnages : Livia, Tanaïs, Lélio et Manoï, les 4 gagnants de la loterie pour partir sur la planète Alitea. La Terre étant devenue inhabitable, les plus chanceux embarquent à bord de navettes en direction de cette nouvelle planète. Une loterie déterminera les 4 derniers occupants de la dernière navette qui pourra partir, les autres devront malheureusement rester sur Terre.

On commence l’histoire le jour des résultats de la loterie. J’ai tout de suite ressenti ce sentiment d’incertitude dont sont frappés tous les personnages, de même que tous les habitants de la ville en général. Chacun d’eux est conscient qu’il n’y a que très peu de places dans la navette, et chacun espère avoir une chance d’embarquer.

J’ai passé un agréable moment de lecture. J’ai aimé suivre l’évolution des personnages, dont l’un d’eux qui est resté sur Terre. L’atmosphère est très bien décrite, on ressent une très grande différence par rapport aux conditions de vie que l’on peut avoir sur Terre à notre époque actuelle, même si l’on peut facilement imaginer un tel résultat dans quelques dizaines d’années, et alors le fait de devoir embarquer pour une nouvelle planète deviendrait totalement envisageable.

L’écriture est très dynamique et addictive, et même si le roman est très court, l’autrice arrive très bien à détailler l’univers et l’ambiance générale de ce qu’il se passe aussi bien sur la Terre que dans la navette, de même que les personnages sont selon moi bien abordés. Chacun d’eux a un vécu et une personnalité unique, et j’ai aimé suivre leur évolution.

C’est une lecture que je vous recommande si vous aimez la dystopie, et particulièrement si vous avez envie de passer un bon moment. J’ai d’ailleurs très envie de lire la suite (en espérant qu’il y en ai une, au vu de la fin de ce roman!), et je la découvrirais volontiers si celle-ci sort un jour !

Ma note : 15/20

P.S : Tu me manques – Brigid Kemmerer

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique de P.S : Tu me manques de Brigid Kemmerer publié chez Hachette romans. Ce livre m’a été prété par une amie, je la remercie grandement de m’avoir fait découvrir cette histoire !

Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.

Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Commence alors une correspondance inattendue entre le Crépuscule et la Fille du Cimetière, deux étrangers que tout oppose. Ce qu’ils ignorent, c’est que leurs routes se sont déjà croisées…

On suit ici Juliet, une lycéenne qui a perdu sa mère quelques mois plus tôt. Elle va régulièrement sur sa tombe lui écrire des lettres, et un jour, l’une d’elles obtient une réponse. S’en suit ensuite une correspondance entre elle et cette mystérieuse personne dont elle ne connaît pas l’identité.

De manière générale, j’ai bien apprécié ce roman. J’ai trouvé l’écriture très fluide, et j’avais envie de connaître la suite. J’ai beaucoup aimé la correspondance entre nos deux adolescents, et parfois j’avais envie de rentrer dans le livre quand ils se parlaient en face à face pour leur dire qu’en réalité ils se connaissaient déjà !

Nos protagonistes sont ici blessés par leur passé. Juliet n’arrive pas à se remettre de la perte de sa mère, et quelque part se sent coupable de cet événement. Les lettres sont pour elle l’occasion de se raccrocher à sa mère et de la garder près d’elle. Declan quant à lui est un personnage très sombre, qui a également de grosses blessures à l’intérieur de lui. Il apparaît aux yeux de tous comme un bad boy, mais on apprend à le découvrir au fil des pages, et l’on se rend compte qu’il est bien plus que cela. On ressent chez chacun d’eux l’envie d’aller de l’avant, l’envie de guérir et d’aller mieux, de prendre confiance en eux, et c’est ce que leur correspondance va leur apporter.

Ce roman nous apprend le pardon, se pardonner pour des événements qui ne sont pas survenus de notre faute, mais pour lesquels on s’est finalement attribué la cause. J’ai trouvé le message très juste, et je ressors de ma lecture en ayant ce rappel en tête, et parfois, cela fait du bien de le réentendre.

Pourtant, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages autant que je l’aurais voulu. J’ai ressenti une certaine distance, peut-être accentuée par le fait qu’ils ne se « connaissent » pas au travers des messages. J’ai trouvé parfois incohérent que Juliet ne fasse pas le rapprochement avec Declan au vu de ce qu’elle savait sur lui, et j’aurais aimé qu’ils se découvrent un peu plus tôt afin de voir comment ils réagissent à « l’après ».

Ma note : 14/20

Trop près de toi – Giselle Marion

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique de Trop près de toi de Giselle Marion, que j’ai pu lire via la plateforme Simplement. Je remercie grandement l’autrice de m’avoir fait confiance, et de m’avoir pu faire lire son roman.

Ici, on suit l’histoire de Inès et Noham, deux adolescents qui au départ ne se connaissent pas trop, mais vont au cours d’une soirée vont se retrouver obligés d’être continuellement ensemble, au risque de souffrir s’ils s’éloignent de plus de deux mètres l’un de l’autre.

Alors, que dire ? Dès les premières pages, j’ai adoré ce roman ! J’ai trouvé cette histoire très rafraîchissante, et moi qui au départ m’attendais à une romance un peu doudou, je me suis retrouvée à de nombreuses reprises à rire aux éclats, parce que les personnages ensembles et surtout leurs répliques sont hilarants. Leur situation de base est assez complexe et sûrement pas facile à vivre, je veux dire, passer de personnes qui ne se connaissent pas à rester collés toute la journée parce qu’ils ne peuvent plus vivre l’un sans l’autre à cause de ce qui leur arrive, c’est assez original. Au début on voit bien qu’ils ne savent pas trop quoi faire avec tout ça, cette situation leur tombe un peu dessus sans trop qu’ils sachent pourquoi, et ce n’est que vers le dernier tiers du roman qu’on apprend la vraie raison.

Le fait que nos personnages aient des caractères complètement opposés contribue en un sens à les rapprocher, et j’ai ressenti que chacun finissait par apprendre de l’autre. On apprend aussi que les apparences sont parfois trompeuses, et que sous une personne peut se cacher une profonde blessure, comme le montre Noham. Celui-ci a appris à jouer de jouer de son physique, mais au fond ce n’est qu’une personne qui veut être aimé à sa juste valeur et qui a été blessé par le passé. Inès quant à elle est une lycéenne qui, j’ai ressenti, même si elle est pleine de vie, cherchait la validation de certaines personnes, et n’arrivait pas vraiment à se révéler telle qu’elle est réellement.

Je salue le fait que nos personnages mettent du temps à se rapprocher et à apprendre à se connaître. Ici, rien n’arrive trop vite, bien au contraire, et je trouve cela assez rare dans une romance. J’ai également apprécié l’alternance des points de vue, ce qui nous permet d’en savoir davantage sur les personnages et de les comprendre.

C’est pour moi une romance très originale, que j’ai beaucoup apprécié, et que je vous conseille de lire, même si j’aurais aimé que celle-ci soit plus longue !

Ma note : 17/20

Le garçon qui était coincé dans la mathtrice – J.P Enderson

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter ma chronique du roman Le garçon qui était coincé dans la matrice de J.P Enderson, que j’ai découvert via la plateforme Simplement. Je remercie chaleureusement l’autrice pour avoir accepté que je lise son roman, et vous allez voir, je n’ai pas été déçue, bien au contraire !

Résumé :

À seize ans, Nataniel a déjà délimité les frontières de son monde. Dans le monde de Nataniel, il y a Nessie, cette fille qui continue à retomber dans les bras du garçon qui l’a déjà trop fait pleurer. Nataniel sait qu’il mourrait pour Nessie. Elle est peut-être la part la plus essentielle de son monde. Dans le monde de Nataniel, il y a aussi Sam, son ami d’enfance, le garçon avec qui il a grandi. Et il y a Paul. Paul, qui est le Sam de Nessie mais qui est devenu le Paul de Nataniel. Nataniel ne verrait pas sa vie sans Sam et Paul. De son monde, Nataniel a exclu une mère toxique et un père désemparé. Dans son monde, Nataniel ne s’attendait pas à trouver Seven. Ce nouveau voisin qui l’intrigue. Mais en ouvrant la porte à Seven, Nataniel risque de changer son monde à jamais…

***

Wow, mais quel livre ! À dire vrai, en lisant le résumé je me suis doutée que j’allais l’apprécier. En cette période un peu compliquée pour tout le monde, j’ai (et je ne pense pas être la seule dans ce cas-là) envie de me plonger dans des lectures sans prise de tête, dans des lectures doudou qui font du bien. J’ai senti que celui-ci allait entrer dans cette catégorie, alors je me suis empressée de demander ce service presse. N’ayant que très peu de temps libre en ce moment à cause des cours, j’avais dû repousser ma lecture. Je l’ai reprise il y a quelques jours de cela, et je n’ai clairement pas pu le lâcher.

Dans ce roman, nous suivons Nathaniel, un lycéen de seize ans, et ses amis : Sam, Paul et Nessie. Le jeune homme va faire la rencontre de Seven, son voisin, qui apparaît au premier abord comme quelqu’un de tout à fait normal, mais qui selon moi va se révéler à partir du milieu du roman.

J’ai tout de suite accroché avec Nathaniel, énormément de choses m’ont plu chez lui. J’ai d’abord trouvé que c’était un garçon extrêmement mature, et j’ai aimé sa façon de penser, ses idées, même si il n’a pas la confiance nécessaire pour les exprimer à haute voix. Et je pense que Seven va jouer un rôle important dans cette prise de confiance.

Nessie quant à elle est une jeune fille tellement solaire ! Tout au long du roman elle apportait cette joie de vivre et cette bouffée d’air frais que j’ai adoré, et à la fois cette protection qu’elle a envers les autres membres du groupe d’amis. J’aurais cependant peut-être aimé en savoir un peu plus sur Sam et Paul, mais cela n’est qu’un petit détail.

C’est la première fois que je lis une romance M/M, et je dois dire que j’ai été ravie de commencer par ce roman. De nombreux thèmes sont abordés : la question de l’identité et de l’orientation sexuelle (j’ai d’ailleurs énormément apprécié la discussion qu’ont les personnages à ce propos. À cet âge, et pas qu’à l’adolescence d’ailleurs, il peut arriver de se questionner sur ces sujets, et comme ils le disent si justement, cela ne devrait pas nous définir en tant qu’individu), la relation aux autres, la santé mentale d’une manière plus large, et enfin l’amour, exactement comme je l’aime. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’ai littéralement craqué pour Nathaniel et Seven, et plus d’une fois mon cœur a fondu comme du chocolat au soleil et un énorme sourire s’est installé sur mon visage. Oui, oui. Ce livre a été pour moi un coup de cœur, un vrai moment de bonheur autour d’une bonne tasse de thé et d’un plaid (après tout, on est pile dans la saison). Je vous recommande grandement cette lecture, vous n’en serez pas déçus !

Mention spéciale aux musiques proposées dans le roman. Si j’en connaissais déjà quelques unes, j’ai tout noté sur un papier pour pouvoir les écouter très prochainement.

Ma note : 18/20

Paré à déphaser ? – Maryline Gaveriaux-Georges

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman « Paré à déphaser ? » de Maryline Gaveriaux-Georges, que j’ai pu lire via la plateforme Simplement. Je la remercie d’ailleurs grandement pour m’avoir fait découvrir son roman, qui, je dois l’avouer, m’a fait sortir de ma zone de confort étant donné que je n’ai jamais lu de livre se déroulant entièrement dans l’espace (note : Phobos n’entre pas pour moi dans cette catégorie, l’histoire se déroulant en partie sur Mars).

Grande première pour moi donc, et je vous fait part de mon avis juste après vous avoir présenté son résumé :

« Vers la fin des années 2000, le scientifique Michael Zanders a découvert un quatrième état de la matière, rendant possible le voyage interstellaire. Deux siècles plus tard, Angus Thunderborn s’est hissé à la tête d’un véritable empire qu’il dirige d’une main de fer. Seul dépositaire des brevets de Zanders, il possède le monopole des voyages intergalactiques, a rétabli l’esclavage et réprime brutalement toute opposition. Des petits groupes de rebelles s’organisent un peu partout pour tenter de le renverser. Parmi eux, celui que dirige le Commandant Valentin. Par deux fois déjà, il a réussi à l’atteindre, mais Thunderborn semble avoir aussi découvert le secret de la vie éternelle. Le combat semble perdu d’avance. Pourtant, l’arrivée de Kathleen, jeune et brillante déphaseuse, révoltée par le comportement de ses semblables, au sein de la Rébellion pourrait bien changer la donne ».

Pour être totalement franche avec vous, j’ai eu du mal au début pour entrer dans l’histoire. L’univers créé par l’autrice est recherché, abouti, et c’est justement ce qui m’a légèrement bloqué au début. Ce n’était absolument pas un problème, loin de là, simplement qu’il m’a fallu du temps pour comprendre réellement qui était chaque personnage, quel était le but de telle ou telle machine, la signification de tel ou tel terme… Un peu comme apprendre une nouvelle langue en somme. Mais une fois cette étape franchie, j’ai pu davantage apprécier ma lecture, et cet univers en question qui m’a posé souci au départ s’est révélé être un atout non négligeable.

Bien que se passant deux siècles plus tard, j’ai trouvé cette histoire très actuelle, relatant des problématiques que l’on rencontre aujourd’hui telles que le combat pour l’égalité homme/femme ou le climat. Et je pense que cela a joué pendant ma lecture, puisque cela m’a permis de me projeter et de voir à quoi notre monde pourrait ressembler dans 200 ans, en transposant les questions de société que l’on se pose actuellement dans le futur (vous voyez où je veux en venir ?).

Évidemment, ces questions de société ne seraient rien sans les personnages qui vont avec. En parlant de personnages, mon coup de cœur s’est tourné vers Kathleen. C’est un personnage pour moi très bien construit, avec une personnalité très complète et des valeurs qu’elle n’hésite pas à soutenir haut et fort, quitte à risquer sa sécurité. Elle n’a clairement pas la langue dans sa poche, et j’ai adoré ! C’est une femme très intelligente, brillante même, et qui pourtant doit sacrifier beaucoup au vu du monde dans lequel elle vit, un monde où la femme n’a pas une si grande place que ça (voire même minime finalement), et où l’esclavage est plutôt monnaie courante.

J’ai également apprécié Valentin, qui a des idées qui dans une certaine mesure se rapprochent un peu de celles de Kathleen. Les deux se complètent relativement bien je dirais. C’est un personnage qui malgré son grade, garde les pieds sur Terre (comprendra qui voudra).

Et si comme moi vous adorez détester des personnages, vous allez être servis ! Je dois avouer que j’aurais aimé pouvoir entrer dans l’histoire à certains moments pour me débarasser de quelques uns… (Oups).

Le seul « vrai » bémol pour ma part serait la fin, qui arrive finalement très vite et que j’aurais aimé plus longue et peut-être plus expliquée. J’ai refermé le livre avec encore des questions restées sans réponse concernant « l’après-histoire » et sur l’avenir de nos personnages. Cependant, cela ne va pas m’empêcher de vous recommander cette histoire si vous êtes adeptes du genre !

Ma note : 14/20

Des milliers de petites étoiles flottantes – Claire Devillers

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour ma chronique du livre auto-édité « Des milliers de petites étoiles flottantes » de Claire Devillers. L’autrice m’a contacté via la plateforme Simplement pour me proposer ce SP qui, je l’avoue, m’a bien intrigué par son résumé. Je tiens encore une fois à la remercier grandement pour sa confiance !

Dans cette histoire, nous suivons Charlotte une jeune lycéenne de 16 ans qui n’a dirons-nous une vie pas des plus simples. Charlotte est dans un schéma familial plutôt compliqué, avec un père absent et une mère dépressive qui n’a plus vraiment de contact avec sa fille (et qui du coup se retrouve malgré elle livrée à elle-même), des relations compliquées au lycée depuis que sa meilleure amie est dans un nouvel établissement… Dès le début du roman nous voyons vraiment que cette jeune fille est perdue, manque de confiance en elle et se cache derrière une identité qui n’est pas vraiment la sienne.

Un jour, elle va faire la rencontre d’Adam, un garçon bien plus âgé qu’elle, qui se trouve être le petit-ami parfait, elle qui n’a jamais vécu de relation amoureuse. Et pourtant…

Je dois avouer que j’ai eu du mal à rédiger cette chronique, malgré le fait que j’ai littéralement dévoré ce roman (que j’ai beaucoup aimé d’ailleurs). J’ai eu du mal à trouver les mots justes et à organiser ma pensée, puisque ce roman parle de sujets compliqués, avec surtout en fond la violence (autant physique que psuchologique) dans les premières relations amoureuses, et plus particulièrement le cas des pervers narcissiques. C’est un sujet qui est selon moi trop peu abordé en littérature, et encore moins en littérature jeunes adultes, mais qui est pourtant tellement important ! Je pense qu’on a malheureusement tous été au moins une fois confronté à ce genre de personne, que ce soit dans une relation amoureuse, amicale ou familiale, et le message délivré par l’autrice permet à mon sens de prendre conscience que ce genre de comportement n’arrive pas aux autres, et permet d’en déceler quelques signes pour y mettre des mots, puisque le problème bien souvent est que la victime ne parvient pas à remarquer ces comportements ou actions et ne sait pas qu’elle est en plein dans une relation toxique.

Charlotte est dépeinte comme une adolescente totalement normale, renfermée sur elle-même et mal dans sa peau, et j’ai aimé ce réalisme. Tout au long de ma lecture je me suis identifiée à elle, et j’avais envie de l’aider, de lui dire que ce qu’elle pensait d’elle-même était loin d’être la réalité. C’est là qu’apparaît Adam, un jeune adulte qui va se présenter comme le petit-ami rêvé, sans aucun défaut, mais qui, pas de spoiler ici, va au fur et à mesure du roman va montrer son vrai visage.

En tant que lecteur, on est plongé au cœur du roman, et nous voyons les signes qui montrent que cette relation n’est pas aussi saine qu’elle n’y paraît. Quelque part j’était frustrée de ne pas pouvoir entrer dans l’histoire, et secouer Charlotte en lui disant de fuir. Parce que la violence n’est pas que physique, et Adam a profité de l’absence des parents de Charlotte dans sa vie pour créer une dépendence autour de lui. Celle-ci va pourtant se rendre compte au fur et à mesure des agissements de son petit-ami, et prendre conscience que non, ce comportement n’est pas normal. C’est un point que j’ai beaucoup aimé, et qui montre que l’on peut tout à fait en sortir et que non, le problème ne vient définitivement pas de la victime. La fin a pour moi été un soulagement, même si j’aurais aimé voir « l’après » avec la reconstruction de Charlotte. Cette fin permet également de comprendre le titre, qui n’a bien entendu pas été choisi au harsard, vous comprendrez pourquoi après votre lecture.

Je dois avouer que je me suis prise une énorme claque pendant ma lecture, puisque je ne m’attendais pas à un roman avec autant de profondeur de par son message. Et parfois ça fait du bien. C’est pourquoi je vous recommande vivement cette lecture, parce qu’on parle là de sujets qui sont encore trop récurrents et trop occultés.

Ma note : 15/20