La Rumeur [Tome 1 : La Fuite] – Solenne Hernandez

« Mourir, ou revenir ? A cette question, beaucoup auraient soupiré. Revenir, c’était mourir un peu. »


Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tome 1 de la série La Rumeur de Solenne Hernandez. Je tiens à remercier chaleureusement l’auteure pour me l’avoir envoyé, ainsi que le site SimPlement pour m’avoir permis de le découvrir. 

 

Résumé : « La crise a sévi bien plus que de raison au fil des années, au point de rendre les cœurs aussi vides que les maisons. Mais un nouveau gouvernement s’est érigé en sauveur de l’humanité : le Secteur. 
Alors que le monde semble courir à sa perte, le Secteur dit avoir trouvé une solution. 
Mais à quel prix ? 
Dans cette vie où plus rien ne compte, les rêves sont, dit-on, devenus inestimables. 
Si rares, si précieux, que le Secteur a décidé de s’en emparer. »

Le résumé m’a beaucoup intrigué au premier abord. Il n’en dit ni trop, ni pas assez, juste ce qu’il faut pour donner envie au lecteur d’en savoir plus sur le Secteur et son étrange mission.

Au tout début du roman, nous sommes au 8ème anniversaire de Brewen, un de nos personnages principaux. Avec son cousin Oswald, ils ont été bercés pendant toute leur enfance par La Rumeur, une histoire très sombre dont ils ne se doutent pas qu’elle finira par arriver un jour.

Le récit commence réellement 10 ans plus tard, au moment où prend vie La Rumeur, si je puis dire. Au fil du roman, nous avons droit à des rebondissements, trahisons en tout genre, et bien sûr des informations fournies par l’auteure au compte-goutte, histoire de nous donner à chaque fois encore plus envie de lire la suite.

 

Ce que j’ai pensé de ce livre :

J’ai a-do-ré ! Je me doutais que j’allais aimer ce livre, étant donné que je suis friande de tout ce qui touche de près ou de loin à de la dystopie, mais je ne m’attendais pas à l’aimer à ce point. J’ai trouvé le concept très original, c’est vrai que l’on ne voit pas dans tous les livres une organisation qui capture et pratique des expériences sur des enfants dans le seul but de leur voler leurs rêves ! Et cela fait du bien de trouver un peu de nouveauté.

J’ai trouvé que Solenne Hernandez arrivait très bien à décrire et à nous faire ressentir comment deviennent les personnages après que le Secteur leur ai retiré leurs rêves.

Ce qui m’a énormément plu, et qui est quelque chose que je ne retrouve pas très souvent, en tout cas pas à cette intensité-là, c’est la relation très forte qu’unit tous nos personnages. On sent et on voit qu’ils sont tous là les uns pour les autres, peu importe les difficultés, les dangers et les risques causés par leur périple. Parce que croyez-moi, ce périple est plus que dangereux. Chaque personnage garde une détermination sans faille pour s’échapper définitivement de la menace permanente qu’est le Secteur.

Oswald a été celui qui m’a le plus touché il est de loin mon personnage préféré. C’est un personnage très empathique, très observateur, et très à l’écoute du fait de son mutisme, et c’est vrai que je me suis reconnue dans pas mal d’aspects de sa personnalité.

Tous nos personnages ont leurs caractéristiques propres, ce qui permet au lecteur de s’identifier à un personnage plutôt qu’à un autre. J’ai beaucoup apprécié les retours en arrière nous permettant d’en apprendre sur chaque personnage, sur leur personnalité et nous permettent de comprendre pourquoi ils sont comme ça et pas autrement.

Un des gros points forts de ce livre, c’est l’ambiance que l’auteure arrive à dépeindre. En effet, celle-ci est très sombre et assez oppressante. En tant que lecteur, on est vraiment happé par l’histoire et on en arrive même à se méfier de chaque nouveau personnage qui entre en jeu en se demandant si il est vraiment digne de confiance ou pas. On vit en même temps que nos héros, et j’en suis même arrivée à avoir le cœur qui s’accélérait lors de certaines scènes, notamment des scènes de fuite.

Il y a néanmoins quelque chose qui m’a un peu dérangé, c’est que j’ai trouvé que la relation entre le binôme Oswald/Brewen et Louison/Simon ré-démarrait un peu trop rapidement et facilement à mon goût. J’aurai en effet aimé que les personnages « galèrent » un peu plus, que cela soit un peu plus compliqué. Mais c’est totalement subjectif et par rapport à ce que j’aime lire, et qu’on se le dise, je chipote un peu.

Quant à la fin, je suis restée sans voix. Je ne m’attendais pas à ça du tout – et je n’ai pas détesté, au contraire – ! Je ne peux pas vous en dire plus sinon c’est le spoil assuré, mais faites-moi confiance, vous ne serez pas déçus.

Note :

★★★★★

C’est une des premières fois que je lis de l’auto-édité, et c’est vrai que c’est quelque chose qui me plaît de plus en plus. Le récit en lui-même est très bien ficelé, très bien construit. Ce qui est bien, c’est que le lecteur n’a pas l’issue de l’histoire dès le début du roman. Ce livre a été un énorme coup de cœur. Je vous avouerai que c’est un livre qui était dans ma wishlist depuis quelques temps, mais que j’avais complètement oublié (il faut dire qu’avec une wishlist de près de 300 livres, on passe vite à côté de certains) et j’ai été très heureuse de pouvoir le découvrir !

Si vous ne savez pas quel livre lire ensuite, eh bien… maintenant vous savez !


Quelques citations :

« Petit à petit, de plus en plus de « pays » disparaissaient. Certains par manque d’argent , certains tout simplement parce que leurs terres n’étaient plus viables. Des foules et des foules de gens se rendaient alors dans les terres aux alentours, et beaucoup de ces personnes devenaient des réfugiés climatiques.  Années après années, il y avait toujours plus de guerres, toujours plus de morts, toujours moins de gouvernement, et personne n’aurait été étonné que l’on finisse par s’entre-tuer.

Mais finalement, dans la détresse générale, le Secteur s’était élevé en figure de sauveur. »

« Les chasseurs arrivent s’était-il entendu prononcer.
C’était comme si trois mots étaient parvenus à électriser l’ensemble du monde. »

« Brewen s’entendit rire dans le présent, et l’écho de son rire dans le silence froid de la réalité raviva dans le cœur d’Oswald une étincelle sur le point de s’éteindre. »

« On aurait dit qu’un incendie venait à nouveau de tout ravager, mais en lui, cette fois-ci. A l’intérieur. Il ne restait que des décombres. Des ruines. Rien qui, lui semblait-il, ne pouvait être récupéré. »

« L’espoir fait vivre. L’espoir fait vivre. Et les doutes tuent. »

« On aurait dit qu’un incendie venait à nouveau de tout ravager, mais en lui, cette fois-ci. À l’intérieur. Il ne restait que des décombres. Des ruines. Rien qui, lui semblait-il, ne pouvait être récupéré. »

« Tous, au cours de leurs vies, avaient appris à vivre avec le pire. Simplement, tous avaient également compris qu’il y avait toujours pire que le pire. Jamais on ne les laisserait tranquilles avec leur peine, leur douleur, leur chagrin. On viendrait toujours en rajouter, un autre, puis encore un. Jusqu’à ce qu’ils vacillent sans parvenir à se relever. »

6 réflexions au sujet de « La Rumeur [Tome 1 : La Fuite] – Solenne Hernandez »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s